Edwige Kapelski s’engagea dans la longue galerie marchande, libérant sur son passage un effluve odorant de parfum léger et boisé. Ses cheveux blonds et bouclés arrangés en une coiffure soignée, maintenue par de fines broches en argent, lui conféraient une apparence très féminine et séductrice.
Edwige Kapelski s’engagea dans la longue galerie marchande, libérant sur son passage un effluve odorant de parfum léger et boisé. Ses cheveux blonds et bouclés arrangés en une coiffure soignée, maintenue par de fines broches en argent, lui conféraient une apparence très féminine et séductrice.
Aotearoa, l’île du long nuage blanc en langue maori, anciennement connu comme étant le grand pays insulaire de la Nouvelle-Zélande, était à présent l’un des derniers atolls encore émergés du Pacifique Sud. Suite à la montée des eaux lors du précédent millénaire, les habitants avaient peu à peu quitté le pays, ne laissant plus que quelques âmes vouées à un tourisme paradisiaque.
Ce décor disruptif serait parfait pour sortir Edwige de la grisaille et des sommets enneigés qui cernaient le Centre des Services de la Gouvernance Citoyenne de Genève, là où se situait son bureau. Elle avait en effet grandement besoin de se détendre pour la difficile mission qui l’attendait. Certes, elle n’allait faire que son devoir après tout, devoir que la déesse lui avait personnellement demandé de remplir, mais lorsqu’il s’agissait d’une personne proche, la tâche n’en était que plus pénible.
Déambulant à présent dans la galerie marchande, son regard fut immanquablement attiré par la devanture nacrée d’un bar à plaisir, illuminant de teintes bleu et rose la grande statue d’un bouddha en pierre assis en position du lotus. Les traditionnels services d’esthétique et de beauté, jusqu’aux prestations érotiques plus diverses et plus créatives les unes que les autres, y étaient proposés. Afin de contrebalancer le régime tyrannique qu’elle imposait, la déesse avait institué la pratique des plaisirs charnels, comme d’ailleurs toutes autres formes activités issues de la nature intrinsèque du corps humain, comme une activité commerciale des plus ordinaires pouvant se pratiquer dans n’importe quelle enseigne publique.
Mais elle détourna le regard, son esprit restait encore trop fortement accaparé par l’enjeu de la rencontre qui allait avoir lieu. Elle ressortit de la galerie marchande, puis déboucha peu après sur une vaste place dallée à la forme circulaire. Une façade en vitre polymérisée transparente s’en érigeait au centre, laissant apercevoir au travers une multitude de plantes aux couleurs chatoyantes ainsi qu’une grande diversité d’arbres tropicaux.
Il faisait beau et chaud, cette vue paradisiaque ajoutée à l’ambiance insulaire qui régnait en permanence sur l’atoll d’Aotearoa lui libéra un peu l’esprit quant au marasme sombre qui la hantait tant depuis ces derniers jours. Allait-elle enfin comprendre les raisons qui avaient poussé son ancienne collègue, et amante, à commettre cette terrible trahison?
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